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Le gonflement des ganglions lymphatiques après la vaccination

À mesure que la part de personnes vaccinées croît dans le monde, certains effets indésirables surgissent et inquiètent. Plusieurs patients peuvent notamment faire état de gonflement de leurs ganglions lymphatiques. Une réaction immunitaire bénigne, soulignent des médecins.

Si vous venez de vous faire vacciner contre la Covid-19 et que vous constatez un gonflement de vos ganglions lymphatiques, pas de panique. Dans la plupart des cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, car il s’agit d’un effet secondaire bénin lié à l’administration du vaccin, comme l’expliquaient dès mars dernier les médecins dans les revues scientifiques et les médias généralistes américains, tels que The Hill ou encore The New York Times.

Une réaction biologique normale

Des symptômes à première vue inquiétants, qui peuvent être confondus avec un signe de l’éventuelle propagation d’un cancer. Surtout que ces hypertrophies ganglionnaires peuvent être visibles sur les mammographies, IRM et autres scanners de ces patients.

Dans le Journal of the American College of Radiology, les radiologues de l’hôpital général du Massachusetts tiennent à rassurer: il n’y a pas lieu de s’inquiéter. « Il s’agit d’une réaction normale qui disparaît généralement avec le temps », écrivent-ils dans un communiqué. Ils expliquent que les ganglions lymphatiques gagnent naturellement en volume après une vaccination, car c’est au niveau des ganglions que se développe la réaction immunitaire qui va permettre de lutter contre le coronavirus. C’est notamment le cas lorsqu’une personne se fait vacciner contre la grippe ou encore contre le papillomavirus. Par ailleurs, cette réaction immunitaire disparaît avec le temps.

Repousser l’examen de quelques semaines

Le problème, c’est que ces ganglions gonflés sont visibles lors d’une mammographie ou d’un scanner thoracique et peuvent être pris pour un cancer. « J’ai surtout envie de faire passer le mot à tous les patients sous surveillance après un traitement réussi du cancer. J’imagine leur angoisse », a déclaré le Dr Constance D. Lehman, du Massachusetts General Hospital. Selon elle, les centres de radiologie doivent demander aux patients s’ils ont été vaccinés récemment et dans quel bras avant de réaliser des examens.

Pour ne pas fausser le diagnostic, les médecins conseillent d’attendre quatre à six semaines après la deuxième injection du vaccin, si cela est possible sans causer de retard de soin ou de diagnostic, pour prévoir un examen radiologique. Les personnes qui souffrent d’un cancer du sein peuvent être vaccinées du côté opposé à la tumeur, conseille le Dr Lehman, qui suggère également d’injecter le vaccin dans la cuisse.

Au total, plus de 70 millions de piqûres ont déjà été réalisées aux Etats-Unis. Mais pour le moment, seuls 6,8 % des Américains ont reçu les deux doses nécessaires à l’immunité maximale conférée par les deux vaccins déjà autorisés, qui utilisent la technique de l’ARN messager.